Qu'est ce que le syndrome de l'imposteur?

Décrivez une situation où vous avez dépassé ce syndrome ou une situation où il vous a au contraire freiné.

Le syndrome de l imposteur est le mal dont souffre bcp d entrepreneurs qui ne se sentent pas legitimes

:earth_africa: Il y a 3 ans, je suis partie en stage au Burkina Faso pendant 5 mois.

J’avais pour mission d’effectuer une étude en socio-anthropologie, en zone rurale. Je me suis impliquée à fond dans cette mission, et notamment dans mon intégration. Les mois passent et le doute ne fait que grandir jusqu’à devenir ingérable « est-ce que je vais y arriver ? Comment je vais faire pour émettre des préconisations ? Est-ce que la démarche scientifique de mon étude va être à la hauteur ? » Tellement de doutes que je finis par m’en rendre malade et vomir pendant une semaine avant d’arriver à relativiser.

Finalement j’arrive à continuer mes enquêtes jusqu’à mon retour en août en France. Là j’analyse mes données en un mois et je rédige par la même occasion mon mémoire de 150 pages en 3 semaines : « facile, 50 pages/semaine ! ».

Après avoir rendu le mémoire dans les temps (une seule nuit blanche au compteur), j’effectue la soutenance. J’arrive penaude, certaine qu’on va me rabrouer pour la mauvaise qualité de mon travail.

Résultat : 16/20, un des meilleurs mémoires qu’ils ont vu depuis plusieurs années.

Est-ce que c’est suffisant pour rehausser ma confiance en moi ? Voyons, bien sûr que non ! J’explique que j’ai eu de la chance, que j’ai été soutenue, que la partie d’écriture était facile, bref. Il m’aura fallu 3 ans pour ressentir dans mes tripes que mes compétences et mon intelligence ont joué un rôle majeur dans la réussite de ce stage.

Comme tu peux le lire, le syndrome de l’imposteur et moi, c’est une histoire d’amour, de déceptions et de petites victoires. Et j’imagine que je ne suis pas la seule. Comme j’ai toujours du mal à bien comprendre ce phénomène, j’ai creusé la question pour y voir plus clair.

:sunflower: Le syndrome de l’imposteur se compose de trois éléments:

  • L’impression de tromper son entourage,
  • La mauvaise attribution : expliquer sa situation par des éléments externes comme la chance, le hasard, une erreur, les relations ou bien la facilité de la tâche,
  • La peur de pouvoir être démasqué par les autres.

Ce que j’ai appris de rassurant, c’est que le syndrome de l’imposteur existe depuis que l’humain vit en collectivité et qu’il concerne tout le monde , de manière plus ou moins intense selon les individus. Le syndrome de l’imposteur est suscité par le sentiment de sa propre différence dans un groupe, c’est pourquoi tout le monde peut l’éprouver.

Il est lié à une peur profonde d’être rejeté, de ne pas être accepté par sa communauté . Or pour tous les êtres humains, le sens de l’appartenance est très important, plus important encore que le sommeil ou que l’exercice physique.

Le syndrome de l’imposteur est lié à tout un ensemble de peurs comme :

  • La peur de l’échec,
  • La peur et la culpabilité vis-à-vis de la réussite,
  • La peur de ne pas pouvoir reproduire un succès déjà réalisé,
  • La peur de l’augmentation des exigences de l’entourage qui amène un risque d’être démasqué,
  • Le dénigrement de ses compétences.

:hibiscus: Toutes ces peurs et ces croyances alimentent une faible confiance en soi, une faible estime de soi et un sentiment d’imposture.

Le syndrome de l’imposteur amène régulièrement à s’auto-saboter par :

  • La procrastination qui conduit à te dire « j’ai réussi grâce à la chance »
  • Le travail frénétique qui amène à te dire « j’ai réussi car j’ai dû fournir beaucoup d’efforts ».

Dans les deux cas, il y a une absence de reconnaissance de tes compétences et de ton intelligence . Cela entretient le sentiment de ne pas être à la hauteur et de tromper les autres. Ça n’aide pas pour remonter son niveau de confiance et d’estime de soi !

De plus, le cerveau fait face à un stress chronique à l’idée d’être démasqué. La réduction de ce stress permet d’avoir plus confiance en osant prendre des risques. :partying_face:

Il existe quelques techniques testées et approuvées pour gérer un peu mieux ce syndrome :

  • Fais une liste de ce que tu as accompli. C’est primordial de prendre conscience de ce que tu as déjà fait et ensuite de passer à autre chose. Alors prends le temps de marquer le coup pour chacune de tes réussites !
  • Considère le phénomène de l’imposteur comme un ressenti, pas comme un fait. Je m’efforce de me répéter en boucle « je ressens que je ne vais pas y arriver, c’est une information comme une autre, pas une vérité. » Au début je n’y croyais pas trop, mais le simple fait de me dire « je ressens que je ne vais pas y arriver » à la place de « je ne vais pas y arriver » m’aide beaucoup.
  • Regarde quotidiennement une phrase qui te parle . Je me suis collé un post-it sur mon bureau : « L’échec n’est pas une preuve ni d’incompétence ni d’imposture. C’est une étape vers une réussite. » Je commence à imprimer l’idée !
  • Pour finir, se rappelle-toi que le doute est un allié , tant qu’il ne prend pas tout ton espace de cerveau disponible. Rares sont les personnes vraiment intelligentes et compétentes à ne pas douter !

J’ai rédigé ce post en me basant en partie sur le podcast de Louie Media, Emotions « Le syndrome de l’imposteur : pourquoi nous hante-t-il tant ? » . Allez l’écouter, il est vraiment intéressant, complet et très bien documenté. :+1::smiling_face_with_three_hearts:

:sparkles: Plein de bonnes ondes à toi, confiant, serein et intelligent petit.e lutin.e !

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Une image vaut souvent 1000 mots :upside_down_face:

Ça y est tu es démasqué ! :scream:

Tu viens de poster ton sujet sur le forum, tu as une suée, tu trouves nuls tes exemples, ton expérience, ton histoire.

Tu te dis : « HAANNNNN !!! les fautes ! mais pourquoi je n’ai pas relu avant ! mais si, mais nannnn… Comment j’ai pu mettre un Z à la place d’un R !!! »

Ça se trouve tu es même hors sujet :exploding_head:

Keep Calm and May The Force Be With You

As-tu l’impression qu’on va te démasquer ?

Sais-tu que tout le monde ou presque à ce sentiment au moins 60 à 70% des gens doutent de leur travail, de leur réussite ou d’eux même.
Ce n’est pas rassurant quand on imagine un chirurgien en pleine opération se demander s’il a bien fait de choisir telle méthode plutôt qu’une autre… j’en ai rencontré un et ça calme ! Pourtant c’était un ponte comme on dit, reconnu et admiré par ses pairs.

Le doute est constructif, c’est comme tout, il faut le consommer avec modération.
Doutez de vous, mais pas trop !
Apprenez toujours. Ne vous arrêtez jamais.
Le monde appartient au curieux.

Comme disait Miles Davis le fameux trompettiste de Jazz
« Le but n’est pas de se mettre à l’abri, car pour créer il faut initier un changement »

Mais quel rapport avec le syndrome de l’imposteur ?

Qui dit imposture dit sortir de sa zone de confort.
D’ailleurs, cette fameuse zone n’a rien de confortable, c’est un leurre.
En fait, c’est une zone de confort conscient.

Le petit oiseau dans son nid, est bien au chaud en sécurité, c’est confortable.
Mais il va falloir apprendre à voler de ses propres ailes, car on ne va pas lui amener le repas tout cru dans le bec toute sa vie.

Alors oui, il y a une forme d’inconfort à sortir du nid.

Cette zone de confort est directement branchée sur le syndrome de l’imposteur.
Rester bien au chaud dans ses croyances limitantes, est confortable.
Alors affirmer haut et fort qu’on n’a pas besoin de masque pour en sortir, pas besoin de se faire passer pour plus grand qu’on ne l’est, n’est pas facile.
Exister, est difficile, on préfère se planquer sous une cape de super héros qui ne nous ressemble pas vraiment et c’est ça qui fait peur.

En étant authentique, en sortant de cette projection mentale, vous ferez tomber le masque.

Mon exemple :
Autodidacte, en France ce n’est pas très bien vu.
Alors malgré le fait que je n’avais pas eu mon Bac, j’ai cherché une reconnaissance.
J’ai obtenu trois Bac+5 et un début de Doctorat, mais ça ne me suffisait pas.
C’était l’escalade !
Je me demandais jusqu’où il fallait aller pour se sentir légitime ?
J’ai fini par lâcher prise en travaillant sur moi, notamment en pratiquant la méditation de pleine conscience. J’ai accepté les échecs, car ce ne sont après tout que des expériences.

C’est le regard qu’on porte sur l’expérience qui la transforme en réussite ou échec.

:pray:La méditation m’a aidé à limiter les projections mentales.

Comment faire pour réduire ce syndrome de l’imposteur ?

:speech_balloon: Petits Conseils :

  1. Finissez toujours ce que vous entreprenez, mettez des check point ! ça paraît simpliste mais ça fonctionne.
    Finir un projet, une tâche, c’est ne pas rester sur un sentiment d’échec.

  2. N’arrêtez jamais d’apprendre

  3. Pratiquez la pleine conscience. C’est une technique de méditation bouddhiste qui a été laïcisé par John Kabat Zin médecin spécialiste notamment de la gestion du stress.

  4. Travaillez votre intuition avec méthode (et oui ça se travaille très sérieusement).
    L’intuition n’est pas du tout un truc ésotérique, mais bien une capacité que nous avons tous. Faites- vous confiance.

  5. Et surtout ne prenez pas trop au sérieux ce syndrome, qui n’est rien d’autre qu’un mirage.

:anger:ETES-VOUS UN IMPOSTEUR ?
Je vous ai concocté un petit test en ligne, anonyme.

:point_right:JE FAIS LE TEST EN LIGNE ** :point_down:
:point_right: https://forms.gle/F8VWZcpFkx6Md9P7A

BONUS

Inspire-toi de ces 3 vidéos, qui vont modifier à 100% ta vison du syndrome de l’imposteur.

Paul Duan Conférence HEC : " Ce n’est pas grave de ne pas savoir qui on est " !
:point_right:https://bit.ly/35PMPeE

Amy Cuddy Ted X : Le langage corporel de la confiance en soi. ( surtout pour les femmes )
:point_right:https://bit.ly/2FKlksh

Brené Brown Tex X : Notre vulnérabilité est une force, et en plus elle est drôle !
:point_right: https://bit.ly/3cdZKIB

Pensez-vous être victime du syndrome de l’ imposteur ?

  • OUI
  • NON

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Complètement d’accord !
Et comme dirait un ami, « Où il y a du doute, il n’y a pas de doute » :upside_down_face:

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« Mouhahaha, non mais c’est pas vrai, tu ne vas quand même pas faire ça ? Un projet, comme ça, tout seul ? Mais attends, t’es pas du tout qualifié mon coco, tout le monde va se rendre compte que tu bluffes, que tu ne maîtrises pas du tout ton sujet, que c’est que du flan, ton machin ! Et puis euh… tu comptes le réaliser comment, ce projet, hein ? T’as pas du tout les compétences techniques pour. T’as pas les qualités pour non plus. Et puis tu y as pensé, à tes ressources qui vont s’épuiser comme neige au soleil pendant que tu t’imagines être la star mais qu’en réalité tu fais un gros flop… T’es bien sûr que t’en es capable en fait ? Franchement, j’en suis pas du tout certain, moi… »

Je te présente SDI. Non non, ce n’est pas ta famille qui ne comprend rien au projet que tu leur détailles avec passion en ce moment. Ni même ces amis dubitatifs qui ont du mal à imaginer qu’on veuille suivre une autre voie que la leur. SDI, c’est ton petit ange gardien diabolique personnel. C’est la petite voix dans ta caboche qui te dit que tu n’y arriveras pas, que tu n’es pas prêt, que tout le monde va se rendre compte que tu n’es pas cet expert que tu prétends être, cette voix qui met gentiment le doigt sur chacune de tes vulnérabilités avec un beau gros : Et si ça ne se passait pas bien ? Je te présente ton meilleur ennemi, le syndrome de l’imposteur !

Plus ou moins encombrant selon la confiance en soi interne ou le degré de perfectionnisme de la personnalité, SDI a l’art de te mettre des bâtons dans les roues.

A l’origine, il était drôlement utile notre ami : imaginer le pire et douter, ça permettait de prévoir et anticiper les situations catastrophes, comme le lion qui vient boulotter tout le groupe endormi. C’est grâce à lui qu’on avait des veilleurs, un joli petit feu et des lames en cailloux bien tranchantes.

Mais à toi, maintenant, est-ce qu’il te sert bien, ou est-ce qu’il t’entrave ? Est-ce qu’il t’incite à repousser toujours plus le lancement de ce rêve, te scotchant dans un blocage d’analysis paralysis ?

J’ai entendu une fois une coach répondre aux doutes d’une de ses élèves, qui lui demandait si elle devait se lancer alors qu’elle avait le sentiment de ne pas être prête :

si tu attends aujourd’hui, tu attendras toute ta vie !

  • Bam !

Mon petit SDI personnel n’est pas gros, il est juste bien enrobé, et il est carrément tombé dans la marmite quand il était petit.

Alors j’ai trouvé 3 solutions :

  1. Me présenter comme apprenante plutôt qu’expert tout en me formant en continu devant ma communauté, jusqu’au jour où mon audience me consulte pour répondre à ses problèmes. Bam, statut d’expert décerné par l’extérieur. Désavantage : ça prend du temps.

  2. Autre solution : l’autruche inconsciente, celle qui avance, mais les yeux fermés plutôt que la tête dans le sable. Je me trouve toutes les excuses du monde pour faire ce dont je doute. Mon excuse favorite : Mais poste donc, on s’en fout, personne ne le lira, ton article ! Sinon l’alternative, c’est quand même de travailler sa confiance en soi et de se détacher du regard des autres, hein :wink:

  3. La dernière solution, c’est aussi parfois de l’écouter, notre petit ami SDI. Parce que de temps en temps, il n’est pas juste un empêcheur de tourner en rond, mais bien un garde-fou. Ton inconscient qui te susurre que ce n’est pas le bon moment pour toi. Le trick là, c’est de doser et de savoir évaluer quand ce sont les chocottes qui laissent s’exprimer ta peur, auquel cas respire un grand coup et fonce, ou quand au contraire, les doutes sont bels et bien fondés.

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« Suis-je à la hauteur du poste ? »

« Est-ce que je vais réussir à boucler cette mission » ?

Ou bien encore : « J’ai eu de la chance », « j’ai du énormément travailler pour mener à bien ce projet » ….

Si ces phrases vous sont familières, rassurez-vous, ce n’est pas une maladie, juste le syndrome de l’imposteur dont souffre environ 20% de la population.

Pour comprendre de quoi il s’agit exactement, on fait le point ci-dessous :

Le syndrome de l’imposteur ou syndrome de l’autodidacte a été identifié pour la première fois par 2 psychologues en 1978, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.

Il consiste à douter de sa légitimité au travail, et cela s’exprime souvent par une fâcheuse tendance à la procrastination ou au contraire un travail excessif.

Il se traduit en 3 points essentiels :

1/ Tout d’abord, le sujet a constamment l’impression de tromper son monde concernant ses réelles capacités et compétences.

2/La conséquence de ce sentiment : l’individu ressent de la peur et de l’anxiété à l’idée d’être démasqué.

3/ L’imposteur détourne systématiquement ses réussites en attribuant ces dernières à une cause externe.

Ex : « J’ai eu une augmentation parce qu’il me trouve sympa… »

D’où ça vient et comment ça se soigne ?

Ce sentiment vient bien souvent de notre enfance. Il y a parfois une dissonance entre l’image que notre famille a de nous, et l’école par exemple.

Si vos parents étaient du genre à vous prendre pour un petit génie, alors que vous n’étiez pas forcément un krach à la maternelle, et que votre institutrice ne vous complimentait pas plus que cela sur vos talents. Ou si au contraire, vous étiez la tête bienpensante de votre classe, et que vous décrochiez tous les prix du collège : 1er prix d’orthographe, 1er prix d’EPS, de bonne conduite…. Mais que pour vos parents, ce n’était jamais assez…

Et bien vous vous êtes probablement construit sur un sentiment d’illégitimité avec une fausse idée de vos véritables talents.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas une fatalité. Pour venir à bout de ce cercle vicieux, la psychologue Pauline Rose Clance recommande de s’entraîner à faire des attributions appropriées lors de succès, c’est-à-dire à reconnaître que ses succès ne sont pas uniquement liés à la chance ou à l’immense quantité de travail abattu mais bien également à ses compétences et à son propre potentiel.

Apprendre à reconnaître ses succès et mettre de la nuance dans les jugements que l’on porte sur soi-même fait partie de la reconstruction.

Avec un peu de travail sur soi, on finit par développer des mécanismes mentaux positifs et sortir de la spirale infernale :blush:

Voici un peu de bibliothérapie si vous voulez creuser davantage le sujet :

« Le syndrome de l’imposteur » de Kevin Chassangre et Stacey Cullahan. Editions DUNOD

On dit souvent que notre propre limite, c’est nous-même.

C’est une bonne manière d’illustrer le syndrome de l’imposteur.
Ce sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas être légitime.

J’insiste sur le mot “sentiment”.
Parce qu’en réalité, tout ça se passe uniquement dans notre tête.

On réussit à se convaincre qu’on n’est pas capable d’atteindre certaines choses, et qu’une quelconque réussite ne peut être due qu’à une cause externe.

Ça ne vous est jamais arrivé de vous dire : “Waouh, j’ai réussi ! Mais bon, j’ai eu de la chance aussi !” ?
Au lieu de vous attribuer le mérite, vous préférez l’attribuer à une cause externe.

Mais ce n’est pas le pire !

Le pire, c’est que cette dévalorisation va démarrer dès le début d’un projet.
Si vous en souffrez, vous aussi, vous avez sûrement créé votre propre stratégie pour tenter de combattre ce sentiment désagréable.

La mienne, c’était d’en faire toujours plus.
Et à vouloir trop en faire, je finissais par me mettre une pression de dingue.
Tellement forte que je perdais tous mes moyens, et je finissais par échouer.

Alors la semaine dernière, quand on m’a proposé un nouveau contrat (mon premier vrai contrat), je me suis dit qu’il fallait impérativement que je mette de côté mon syndrome de l’imposteur.

Bon, je ne vais pas vous mentir, j’ai quand même passé beaucoup de temps à peaufiner ma présentation.
Mais cette fois-ci, j’ai décidé d’être moi.
J’ai créé une présentation qui me ressemblait, avec des touches d’humour pour détendre l’atmosphère (et surtout ME détendre, j’avoue).

Le jour J, au lieu d’être en stress total, à me demander si ça allait leur plaire, si j’en avais fait suffisamment, j’ai lâché prise.
Sur le trajet, j’ai écouté des podcast, puis juste avant le rendez-vous, j’ai envoyé quelques SMS à des amis.
J’ai concentré mon attention sur des choses positives pour éviter les 1000 scénarios qu’on peut se faire quand on a peur d’échouer.
Et vous savez quoi, je suis arrivée totalement détendue, sans appréhension, et j’ai cartonné !

Bref, je crois que pour réussir à vaincre le syndrome de l’imposteur, il suffit simplement de prendre conscience que la réelle imposture, c’est de ne pas être pleinement soi-même à cause de nos peurs.

Alors cessons d’avoir peur.
Peur de ne pas être assez, peur de décevoir, peur de ne pas avoir les capacités.
Prenons conscience que la peur n’est qu’un sentiment.
Et qu’un sentiment ne définit pas ce que nous sommes.
Alors soyons enfin nous-même !

Géniale ton article @Emilie_Vieille ! :smiley:
J’adore ta solution de l’autruche inconsciente :joy:

Merci beaucoup @Corinne1 pour l’article et le partage de vidéos, je connaissais déjà les TedX mais pas celle de Paul Duan, elle est géniale !
" Toujours se demander pourquoi on fait les choses ?
Je ne peux pas vous donner la réponse, je peux seulement vous donner la question".

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Oui Merci :pray: @Cyrielle_Milani je l’adore aussi ! Je ne voulais mettre que celle de Paul qui résume bien le syndrome de l’imposteur et est tellement inspirante !

Ahhh le syndrome de l’imposteur ! Je peux vous en parler pendant des heures ! La petite voix qui te susurre que tu n’est pas assez bonne pour faire le job, que tu devrais arrêter car il y a des centaines de personnes bien meilleures que toi sur le marché…. Elle m’a accompagné longtemps à mes débuts. Se rappelle à moi quelques fois ( mais soyons francs c’est rare depuis une dizaine d’années… privilège de l’age ! )

Dès que je signais un contrat je me mettais à douter :
J’avais l’impression de flouer le client car je n’avais pas eu la formation idoine pour faire du webdesign vu que je suis assistante de direction à la base.
Alors que j’ai plus de formation en webdesign que pour mon BTS d’assistante, les centaines d’heures à m’auto-former puis les formations greta et 2 remises à niveaux de 6 et 9 mois je ne les prenais pas en consideration.

Le syndrome de l’imposteur te fait faire des trucs curieux….

  • Baisser tes tarifs : comme tu ne te sens pas légitime, tu ne te sens pas de facturer à un tarif de pro donc tu te brades.
  • bosser à perte ( ben oui, tu n’es jamais satisfait donc tu passes des heures à peaufiner donc ton taux horaire se met en chute libre…)
  • S’auto flageller : je suis trop nulle, j’aurai pas du prendre ce contrat, je sais pas, je vais pas savoir faire etc…
    Stress à tous les étages jusqu’au moment où le client ravi te félicite pour ton travail génial

Il a aussi UN bon coté ( mais c’est le seul ) :

Tu te défonces pour engranger les connaissances que tu penses ne pas avoir ce qui fait que tu gagnes beaucoup en competences ( mais ça épuise…)

Anecdote il y a quelques années…

Ça fait 2 ans que je suis à mon compte, et une relation qui fait de la vidéo me contacte pour savoir si je suis intéressée pour faire le site éphémere du plus gros centre commercial de Rennes pendant leur période de travaux de rénovation. 2 ans de travaux, 2 ans de contrat, une super visibilité.

Je suis super excitée, c’est une super carte de visite, c’est le groupe unibail rodamco, le plus gros bailleur de centres commerciaux de France et du monde. Ça met pas du tout la pression…

Par contre j’ai un petit doute … suis je capable ? Qu’est ce qu’ils veulent comme site exactement ? Et si je foire ? Parce que je vais foirer c’est évident… mais si j’y vais pas je vais le regretter.
J’ai muselé la petite voix, j’ai fait le rendez-vous, j’ai monté le site ( j’y ai passé des heures pour être sure que tout était parfait, nicquel… )

Bilan : super contente, client aussi.
Ça devrait booster le moral vous croyez pas ? et ben non !
Mon syndrome me disait que c’était du bol, que oui je l’avais fait mais qu’ils avaient demandé un truc basique.
Il m’a fallut pas mal de temps pour me débarasser de cette petite voix. Je vous rassure, avec le temps et la bouteille ça s’estompe puis disparait. Il y a un moment tu sais ce que tu vaux, pourquoi payent les clients, ce dont tu es capable ou pas.
Et ÇA ça permet de remonter les prix, choisir les contrats et moins stresser.
tout n’est pas perdu, je vous jure !

J’ai souvent entendu parler du syndrome de l’imposteur. Mais je dois dire que la première fois que j’en ai fait l’expérience, j’ai trouvé le moyen de le surmonter sans trop me casser la tête 🤷🏼.

:point_right:t3:Voilà comment j’ai fait :

Pour vous faire le topo, après 5 ans en consulting pour le secteur bancaire, j’ai lancé mon agence de voyage sur-mesure au Chili, sans aucune expérience en tourisme. J’ai surmonté le syndrome de l’imposteur en construisant ma légitimité et en proposant mes services gratuitement, afin de me faire la main, et de ne pas avoir trop de pression sur les résultats .

Il faut dire que j’avais toujours mon job à ce moment là donc je n’avais pas non plus 100% de mon temps disponible.

Ensuite, une fois que je me suis lancée, j’ai débuté mon projet en construisant une offre centrée sur ce que je savais faire au mieux : de voyage ciblé sur des lieux que je connaissais bien, car j’y avais déjà été plusieurs fois. Et petit à petit , j’ai pu étendre mon offre, gagner en confiance , jusqu’au jour où je me suis rendue compte que je proposais une gamme complète aussi riche que celle de mes concurrents installés depuis parfois + de 20 ans !

Maintenant que je prépare le terrain pour un potentiel projet en parallèle (crise du Covid oblige)… je suis à nouveau face au syndrome de l’imposteur, et cette fois-ci ca coince beaucoup plus. 🙍🏼

J’aimerai proposer un service de coaching pour les personnes qui souhaiteraient se reconvertir dans un projet entrepreneurial mais qui n’ose pas franchir le cap. Mais (c’est ce qu’on appelle le syndrome de l’imposteur) même si j’ai 3 ans d’entrepreneuriat avec moi et une entreprise qui est un véritable succès, je ne me sens pas du tout légitime. Je sais qu’il y a un très grand nombre de coachs certifiés, plein d’entrepreneurs avec + de 10 ans d‘expérience, bref un nombre illimité de personnes + qualifiées que moi pour proposer ce genre de service.

Et pour être totalement transparente avec vous, la participation à ce forum est un moyen pour moi de construire ma légitimité. J’applique donc le procédé que j’avais mis en place lors du lancement de mon entreprise après ma reconversion. Je construis ma connaissance, j’enrichis mes réflexions, et je fais ça sur mon temps libre sans pression. Ensuite je construirai mon offre, pour gagner en confiance.

Pour résumer, pour dépasser le syndrome de l’imposteur, ma méthode est la suivante :

  • Construire son Eco système
  • Proposer ses services gratuitement
  • Construire son offre en commençant dans une niche où on a confiance
  • Se lancer petit à petit

Dites nous tout en commentaire :point_down:t3: ! Avez-vous déjà fait un premier pas pour progressivement surmonter votre syndrome de l’imposteur ?

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Ouii j’aime beaucoup ta méthode ! Merci ! Je vais la mettre de côté :slight_smile: Et plein de réussite pour ton nouveau projet :open_hands:

Ah le syndrome de l’imposteur… Quand on est entrepreneur on y coupe pas. Mais on peut le rencontrer dans des situations diverses et variées.

C’est cette impression, ce sentiment de ne pas être légitime, de ne pas avoir le droit de faire quelque chose. On en vient à avoir l’impression de faire quelque chose d’interdit. Souvent on se le prend en pleine face quand on débute quelque chose de nouveau, un job, une discipline quelconque. Dans la majorité des cas, c’est une réaction excessive.

Là où ce coco n’est vraiment pas cool, c’est qu’il est capable de te paralyser et je parle en connaissance de cause. Lui et moi on se connaît bien.

Il m’a habité pendant de longs mois avant que je décide de me lancer en freelance. Je me disais :
“Je n’ai pas de compétences assez solides pour me vendre en tant que freelance”

“Je ne l’ai jamais fait, ça va être difficile, je ne vais pas y arriver”

“Je vais être seule face à moi-même, sans équipe sur laquelle m’appuyer, je ne vais pas réussir à me vendre.”

J’aime bien l’imaginer comme une vraie personne à qui j’ai envie de démontrer qu’il a tort. (Même si en vrai c’est plutôt un monologue). Il y a 4 choses qui m’ont aidé à le dompter :

En parler
Ça paraît un peu cliché, mais en discutant de ce ressenti et me documentant sur le sujet, je me suis rendu compte que mon problème n’avait rien d’exceptionnel. On est nombreux à le ressentir notamment avant de se lancer en indépendant. Ça m’a aidé à relativiser je me disais « c’est normal, je peux le gérer. »

Se ressourcer
J’ai pris des forces à un moment de ma vie professionnelle où tout allait bien. Après avoir connu des environnements de travail très hostiles j’étais enfin dans contexte très bienveillant, ça m’a donné beaucoup d’énergie pour m’attaquer à mon projet par la suite.

Relativiser
Ça c’est un truc que je fais pour tout dans la vie. Je me demande « Ok, quelle est la pire chose qui puisse arriver ? » et généralement la réponse n’a rien de dramatique. En me forçant à relativiser j’ai réussi à calmer ce sentiment très vif et envahissant au départ.

Être bien entourée
Quand j’ai décidé de me lancer, j’ai voulu me faire accompagner. Mon choix s’est porté sur Livementor, parce que je connaissais la qualité des contenus et le coaching inclus dans la formation me semblait indispensable.

Mon intuition a été bonne, entreprendre c’est un peu les montagnes russes niveau émotions et motivation. Être soutenue et encouragée par mes super mentors, mes proches et la communauté a été et reste une vraie force. J’aurai peut être réussi à sauter le pas sans ce soutien, mais le chemin aurait été plus difficile et bien plus long.

Aujourd’hui le syndrome de l’imposteur ne m’a pas quitté. Je continue à l’avoir à l’oeil et lui prouver que j’ai le droit de tenter de nouvelles choses et même de réussir. Il prend bien moins de place dans ma tête et il se manifeste de façon plus pertinente. Généralement si je ne me sens pas au point sur une thématique, il me le fait savoir. J’utilise ces warnings pour identifier les domaines dans lesquels je dois me documenter et échanger pour continuer à grandir.