Comment tester ses idées de projets ou produits ? Citez-moi un exemple pertinent pour votre projet

Dites-moi ce que vous feriez si vous aviez un nouveau service ou produit à tester !

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Il est possible d utiliser la méthode skateboard consistant à se lancer avec un minimum d’investissement pour tester le produit

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Très bon réflexe ! Merci @Jessie_Jaeger !

Pourquoi pas en mode anonyme dans un café sur un petit échantillon pour test avec un cadeau à gagner :smiley:

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:question:D’abord, je me suis demandé si mon idée était une bonne idée ? :bulb:

:point_right: Est-elle réalisable, rentable et répond-elle à une demande ?

ANECDOTE

Il y a quelques années j’ai voulu lancer une infusion bio avec un goût original qui n’existait pas, sans argent, sans client, sans locaux, sans stock, sans rien en fait, juste mon idée que je trouvais géniale et le fournisseur de ma matière première.

Ah oui, j’oubliais un gros handicap, je déteste le commerce ! “J’y vais, mais j’ai peur”.

Comment tester mon idée avant d’aller frapper aux portes des banques pour leur dire que c’est génial, que ça va cartonner et que les gens s’arrachent déjà cette boisson et que j’ai besoin de quelques dizaines de milliers d’euros, un petit risque par rapport à ce qu’ils vont gagner en retour :slight_smile:

Les étapes que j’ai suivies :

Etude > Création > Test > Financement > Commercialisation

LE TEST

Mon idée était simple, je devais tester mon produit en situation réelle et recueillir les avis, les remarques, les objections…d’un maximum de personnes en un minimum de temps avec seulement 100 vrais produits (pas d’échantillons) que j’avais créé moi-même.

Je suis allée voir un magasin bio où je faisais mes courses et je leur ai demandé si je pouvais venir une matinée pour faire déguster une nouvelle boisson à leurs clients.
Je ne facture au magasin que les produits vendus donc zéro risque pour eux.
Ils n’ont pas pu refuser, une animation gratuite, un nouveau produit, pas d’achat de stock.

:ok_hand:t2: Résultat : un super retour, une adhésion des clients et une commande potentielle.
J’ai utilisé la même technique dans d’autres enseignes pour comparer les retours clients et les ventes.

POURQUOI TESTER ?

Le test est primordial, ne le négligez pas.

  1. Pour savoir si votre idée est réalisable, pertinente et si elle peut plaire. Si la réponse est non, n’allez pas plus loin, gardez votre énergie, votre temps et l’argent que vous vouliez investir pour un autre projet ou un voyage pour vous changer les idées!

  2. Pour voir s’il n’y a pas de problèmes (qualité, caractéristiques, sécurité…) et vérifier que vos arguments sont vrais (Voir le crash test ici :wink:, Elon Musk n’a pas hésité), puis corriger si nécessaire.

  3. Pour mesurer le potentiel et la faisabilité. Si vous voyez que votre potentiel est de 3000 produits par mois, que vous pouvez en vivre, car vous êtes seul, mais il vous faut 5’ pour fabriquer un produit, posez-vous les bonnes questions.

  4. Pour se confronter à vos futurs clients et affiner le profil de votre client cible.
    Vous pourriez être surpris du résultat !

  5. Pour voir si le projet est fait pour vous ou pas. Vous pouvez vous apercevoir que vous avez créé un produit, mais qu’il va falloir passer des heures pour le fabriquer et vous n’êtes pas manuel !.

  6. Pour sortir un produit abouti, bien pensé et fiable.
    Dommage de se rendre compte après la sortie d’un produit que la taille du produit est trop grande et qu’il ne s’intègre pas aux linéaires des magasins.

MES CONSEILS

  1. Le virtuel c’est bien, le réel c’est mieux.
    Si vous pouvez, faites les deux. Vous verrez que les retours seront certainement différents.

  2. Rendez concret votre projet, que ce soit un produit ou un service, faites comme s’il existait vraiment. Proposer un échantillon ou un aperçu si c’est un service ou une formation, de ce que vous voulez vendre est moins efficace pour un test
    Ne confondez pas TEST avant vente et LANCEMENT produit où l’échantillonnage est conseillé.
    Vous achèteriez une voiture qui va sortir en ne voyant que le volant ? :upside_down_face:

  3. Ne cherchez pas à vendre au début, un test n’est pas une vente. Un test produit doit être constructif et vous servir de gouvernail pour choisir et valider ou invalider une direction, continuer, arrêter, modifier votre idée. C’est un peu comme une histoire d’amour. Ce n’est pas @Stephane_Briot qui me contredirait :innocent: Il faut faire connaissance avant de conclure !
    C’est du bon sens.

  4. Faite comme si vous n’aviez pas d’argent. from scratch à tous les niveaux !
    Mettre les mains dans le cambouis comme on dit c’est comprendre chaque élément, chaque process de ce que vous proposez, c’est se confronter à la réalité et corriger les erreurs.

  5. Demandez à des personnes (20 minimum) dans des groupes où votre idée peut intéresser des clients potentiels ou autour de vous (évitez les amis et la famille, ils seront plus indulgents donc moins objectifs) de tester votre idée gratuitement en contrepartie ils devront répondre à un questionnaire que vous devrez travailler pour qu’il soit utile et efficace (utilisez google form).

  6. Rêvez, mais pas trop, gardez les pieds sur terre. Mais rêvez quand même !

“Je me voyais déjà en haut de l’affiche…” #Aznavour.

L’euphorie d’une réussite possible est dangereuse, car elle peut brouiller la vision, le cap à tenir.
Adoptez la technique du chirurgien. Gardez votre calme !

Imaginez un chirurgien en pleine opération à coeur ouvert crier YESSSSSSSS JE SUIS TROP FORT ! au moment il vient tout juste de suturer l’aorte. :grimacing:

  1. Osez-vous confronter à la critique, constructive ou pas, n’ayez pas peur, ce n’est pas vous que l’on juge, mais votre idée.

:cowboy_hat_face: Je teste mon article. Vous le trouvez ?

  1. Sympa
  2. Drôle
  3. Utile
  4. Bof
  5. Trop long :zzz:
  6. Vous choisissez le 1,2,3 :innocent:

:monkey_face: Et vous, vous avez fait comment pour tester votre produit / offre / idée ?

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Vous souhaitez tester votre projet ? Ne faîtes pas comme moi !

Dernièrement, j’échangeais par téléphone avec un ami sur le contexte actuel. On parlait de l’ambiance morose qui règne face à toutes ces incertitudes que l’on vit.
Je raccroche puis, 1h après, je repense à notre discussion. Je me dis “c’est vrai que les gens sont tristes en ce moment, comment changer la donne à mon échelle ?”.
Et là me vient une idée : s’inviter dans la boîte mail des gens pour leur apporter quelques minutes de rire.

Dans la foulée, j’écris le mail de bienvenue, premier mail expliquant le concept de la newsletter d’un ton humoristique.
Il s’agit d’une grande première pour moi : c’est mon écriture, ma patte, et, au plus grand désarroi de certains, mon humour.
Je me dévoile entièrement dans mon écriture, pour la première fois !
En grande introvertie que je suis, je me décide dans un premier temps à l’envoyer à ma famille et mes amis proches pour “tester” l’idée.
C’est déjà un pas de géant pour moi ! J’attends leurs retours avec hâte, je leur pose 1000 questions…
Ils adorent l’idée et valident totalement le projet.
Bien entendu, on le sait tous : ils ne sont pas objectifs !
Pourtant, ça me rassure à fond, et ça me donne envie de poursuivre le projet et de me “révéler” au grand jour.

Ne faites pas comme moi !
Allez-y étape par étape.
Avant de vous lancer dans la création de contenu:

  • Identifiez qui serait votre client type : travaillez sur votre persona !
  • Rapprochez-vous de lui pour connaître son besoin : allez donc à sa rencontre, posez-lui des questions orientées non pas sur votre projet, mais sur ses besoins (sondage TypeForm, interview téléphone, visio ou en réel).
  • Vérifiez que votre projet répond à ce besoin.
    C’est également une belle opportunité d’affiner votre projet et de le rendre encore plus pertinent en vous nourrissant de vos échanges avec votre persona.

Faites un peu comme moi quand même !
La phase de test est primordiale pour la réussite de votre projet, c’est certain.
Malgré tout, il ne faut pas oublier une chose : vous écouter ! Cette aventure est la vôtre, à vous de l’écrire de façon à ce que vous y preniez un max de plaisir. :slight_smile:

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Récemment je me suis dit : je vais changer de vie. Comme ce n’est pas évident de tout changer d’un coup (et que j’ai la flemme), j’ai décidé de démarrer par changer ma vie professionnelle.

J’ai donc créé une micro-entreprise. Jusque là ça va, remplir des formulaires sur le net, ça me connait. Puis je me suis mise à structurer mon offre. Et surtout à réfléchir à mon client idéal . Une fois ces étapes effectuées, je me suis dit : et si ça ne plait pas ? Et si ça ne correspond pas aux attentes de mes utilisateurs potentiels ?

:point_right: Une seule solution, faire tester mon idée auprès de clients potentiels .

Ah oui, j’ai oublié de préciser : mon offre (en bref) consiste à créer des sites internet et à faire du conseil en stratégie de contenu pour d’autres entrepreneurs.

Je vous avoue qu’au début, j’étais un peu perdue. Et je ne me voyais pas trop faire appel à un cabinet d’études spécialisées !

Il se trouve que dans mon réseau, je connais des entrepreneurs. Alors pour faire tester mon offre, je me suis dit que j’allais proposer à 3 personnes de devenir mes bêta-testeurs. Si j’avais eu une communauté sur Facebook ou Instagram, je m’en serais surement servie, mais ce n’est pas le cas, je n’ai même pas encore de compte !

J’ai donc pris rendez-vous avec ces 3 personnes. Deux en visio et une en présentielle. Je leur ai présenté mon offre et leur ai posé tout un tas de questions sur leurs besoins actuels. Il a été convenu que j’allais leur donner un « coup de main » et qu’en échange, ils me feraient des retours constructifs.

Cela m’a demandé un vrai travail de remise en question pour réajuster mon offre . Et grâce à leurs retours, j’ai pu préciser mon offre, construire un site internet avec un argumentaire qui me ressemble et surtout, me sentir beaucoup plus en confiance pour aller à la rencontre de mes futurs clients.

Alors je recommande vivement de faire tester ses idées de projets ou produits ! :+1:

Et vous, comment faites-vous / avez-vous fait ?

PS : cette histoire est inspirée de la mienne et de celles d’autres entrepreneurs car j’en suis au tout tout début de ma nouvelle vie de rédactrice web.

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Je suis une grande adepte du « test and learn ». Je pense que c’est une étape essentielle lors de la création d’une entreprise, et que ca peut faire gagner beaucoup de temps. Et surtout, cela te permet de construire ton projet autour des besoins réel du marché.

Le test and learn vise à éviter le scénario suivant :
:bomb: imagine que tu mets deux ans à construire le produit parfait. Tu y as investi toutes tes économies, tu lâches ton job en CDI, et ca fait deux ans que tu mets tout ton temps dans ce projet. Logiquement, tu as beaucoup d’attentes lors du grand lancement. Quelques mois plus tard, les ventes ne décollent pas, et tu n’as plus d’argent pour faire durer le projet encore bien longtemps. Tu te rends compte qu’en fait, personne ne veut acheter ton produit parfait car il ne répond à aucun besoin. En lisant ces lignes tu te dis surement que tu voudrais éviter à tout prix ce scénario catastrophe pas vrai ? :boom:

Et bien la méthode pour éviter ca, c’est de valider ton projet.

Je te donne ci-dessous quelques conseils. Ceux-ci ne sont pas exhaustif, mais c’est un bon début. Et c’est comme ca que j’ai fait.

1. Se créer un écosystème

Cette étape va te permettre d’être baignée petit à petit dans ta sphère d’activités. Par exemple, si on parle de la reconversion. Imagine que tu veux développer un programme pour aider les jeunes trentenaires à trouver leur voie professionnelle. Il faut commencer par rejoindre des groupes facebook, faire partie de réseaux éventuels, regarder des émissions sur le sujet, lire des blogs, participer à des meetups, etc.

Cela te permettra d’écouter l’expérience d’autres entrepreneurs dans le domaine, mais aussi de voir quels sont les « sujets brulants » de ta cible. Quels sont leurs problèmes, dans quoi sont-ils prêts à mettre de l’argent pour résoudre leurs problèmes. En même temps, tu vas apprendre énormément sur ton sujet, et cela t’aidera à vaincre le syndrome de l’imposteur.

2. Trouver des cobayes

Après quelques mois, ton idée commence à se dessiner, et tu as une idée plus claire de ton offre. C’est donc déjà le bon moment pour commencer à la tester.

Mon retour d’expérience:
Quand j’ai commencé mon projet de coach de voyages au Chili, j’ai cherché des « cobayes ». J’ai trouvé sur des groupe Facebook des personnes qui voulaient voyager au Chili, pour qui j’ai crée un itinéraire sur-mesure au Chili gratuitement. Durant ce processus, j’ai tout de suite été confrontée à des choses que je n’avais pas anticipées : les gens avaient des envies de voyages différentes des miennes, je pensais que les voyageurs cherchaient toujours le bon rapport qualité/prix mais en fait certains avaient pas mal de budget donc cherchaient des hébergements de luxe, il y avait des contraintes en ce qui concerne les paiements en devises locales, les gens avaient besoin d’être rassurés sur divers aspects logistiques, etc.

Sur base de ces premiers retours, j’ai compris que le « coaching de voyages » n’était pas la bonne formule. En fait les voyageurs voulaient plus de garanties, avec un service complet. J’ai donc décidé de pivoter et de créer ma propre agence de voyages.

3. Créer sur le tas

Quand j’ai lancé mon agence, j’avais quelques prestataires et partenaires, mais j’étais loin d’avoir couvert tout le pays et tous les styles de voyages. J’ai construit ma base de fournisseurs petit à petit, au fur et à mesure que je recevais des demandes. Cela m’a permis de construire mon offre sur-mesure par rapport aux besoins clients. Cela te permet de ne pas gaspiller de l’énergie dans des partenariats inutiles.

Si tu veux créer des bijoux par exemple, tu n’as pas besoin d’avoir une gamme très large au début. 2 ou 3 modèles peuvent suffire, pour tester et voir ce qui fonctionnent le plus. Par exemple, tu te rendras peut-être compte que c’est les bagues qui se vendent le mieux, car les acheteurs ont un budget plus petit que ce que tu avais pensé. Tu peux donc commencer à développer plusieurs modèles de bagues et creuser cette piste.

4. Se lancer avant d’être prêt
Un autre conseil que je donne régulièrement, est de se lancer avant que tout soit prêt. Car si tu es de nature perfectionniste comme moi, autant te le dire tout de suite : ce ne sera jamais 100% prêt. Alors il vaut mieux lancer un site internet qui a 3 pages, et 2 articles de blog, plutôt que lancer un site ultra complet mais 6 mois + tard.
Tu auras toujours le temps de continuer à construire une fois que tu es lancé. Et au moins, tu construiras sur base d’un vrai retour client.

:open_book: Si tu es convaincu par ce type de méthode, je te conseille de lire The Lean Start Up Project.

Pour ma part, j’ai développé une activité en copywriting et conseil en marketing digital auprès des entreprises.

Avant de me lancer, j’ai d’abord réalisé une veille de ce qu’il y avait comme free-lance exerçant la même activité que la mienne dans ma région, mon activité étant essentiellement centrée au niveau local.

J’ai ensuite, selon la méthode Livementor, établi un profil type de mon persona :blush:

Une fois tous ces éléments réunis, j’en ai profité pour relancer mon réseau, le confinement était le moment de prendre des nouvelles du front. Je me suis engouffrée dans cette brèche et j’ai posé des questions directement à quelques personnes de mon réseau, qui correspondaient à mon persona : Dirigent d’une TPE/PME, exerçant une activité dans le service ou dans l’industrie.

Les questions étaient les suivantes :

Quels sont vos besoins en termes de communication digitale ?
Auriez-vous les moyens de recruter un salarié à temps plein pour se charger de votre communication ?
Est-ce que le covid19 a changé votre manière de voir les choses en termes de communication auprès de vos clients/prospects ?
Etes-vous satisfait de votre site web et de son trafic ?

Si non, que souhaiteriez-vous changer sur ce dernier ? ….
Une fois ces pistes éclairées, j’ai pu identifier les besoins concrets de mes cibles. C’est ce qui m’a décidé à me lancer.

En revanche, si je peux me permettre de vous donner un conseil : Evitez d’interroger votre entourage proche. Les parents sont souvent trop bienveillants, ou au contraire vont vous décourager par crainte de vous voir vous lancer dans une carrière d’entrepreneur (j’en ai fait mes propres frais :blush:)

Les amis peuvent être un réel soutien, mais gardez-les pour aller sortir, faire la fête, partir en week-end. Mieux vaut se renseigner auprès de professionnelle avec qui vous n’avez pas nécessairement un lien affectif. Leurs avis seront fondés sur les réalités de votre business, la qualité de votre prestation/produit, et vos envies d’entreprenariat à vous.

Les communautés d’entrepreneurs regorgent également de profils très intéressants, bourrés de talents et d’ingéniosité. Lancez-vous sur des forums, échangez vos idées, vos craintes.

Testez-vos produits avec un « échantillon test » de quelques personnes neutres, elles oseront davantage faire preuve de sincérité, et vous serez probablement moins froissé dans votre égo :blush: que si c’est Maman ou tante Lucette (qui n’y connaissent d’ailleurs peut-être pas grand-chose à l’entreprenariat).

Se lancer dans une aventure entrepreneuriale demande un peu plus de sérieux, que de se lancer dans l’expérimentation d’un nouveau cocktail, le soir de l’anniversaire de votre meilleur/re ami(e) :blush:

Comment j’ai « testé » mon projet pendant 10 ans avant de me lancer !

Fin 99, ( et oui, ça date !) Je viens de faire une formation de webdesigner au greta mais je n’ai pas trouvé dans cette branche car il y a encore peu de postes et surtout ils recherchent des gens avec de l’expérience ( la fameuse …. celle qui te permet de postuler à des jobs et sans laquelle tu peux rien faire).
A l’époque me mettre en Freelance ne m’a jamais effleuré. Par contre ça fait 15 ans que je fais de l’intérim donc je suis « entre deux », ni vraiment free, ni vraiment salariée, j’aime ma liberté. Mais pas de boulot d’interim dans la communication, ni dans le web.

En désespoir de cause début 2000 je rentre comme fabricante chez Yves Rocher : je gère la fabrication des PLV pour l’international. Au bout d’un an je m’ennuie à mourir car je pensais, à tort, que rentrer dans le service de fab me permettrait de faire de la communication. Ben non, il fallait rentrer au service marketing ! J’espère avoir de la mobilité dans la société, intégrer le marketing ou le service web…

2003 : il ne s’est rien passé, je fais toujours de la FAB et je veux toujours faire du web. J’ai continué à me former seule, je fais des sites pour des amis mais je n’envisage pas une seconde de faire le même boulot chez Yves rocher pendant 20 ans. Ça fait déjà 3 ans et pour une fille « aux semelles de vent » comme moi c’est une éternité que de rester 3 ans au même poste.
2003 c’est également la naissance de mes jumeaux, puis 2005 de ma fille. J’enchaîne les congés parentaux, je continue de me former j’ai de moins en moins envie de retourner en Fabrication.

2008 fin du congé parental, clairement je ne veux plus de ce boulot et encore moins du salariat. Je négocie le départ, et je me dis que je veux vraiment faire du web en Freelance. Avec 3 enfants, être Freelance ça permet de gérer les horaires, j’ai un bon carnet d’adresses ( 15 ans d’interim…) plein de contacts ! Je fais une formation de remise à niveau dans le WEB et la PAO pendant 6 mois.

C’est parti !

Pendant les 2 ans où j’ai eu droit au chômage je me suis remise en intérim pour gérer mes contrats. Je trouvais mes clients, la société d’interim facturait les prestations. Ça me permettait de décaler mes assedics, de tester le marché, de voir si c’etait viable à terme. Si c’était à refaire aujourd’hui je ferai différemment mais je ne sais pas si on avait toutes les aides actuelles à l’époque et je vous avoue que je n’ai pas cherché plus d’infos.

2011 : le grand saut ! Je n’ai plus d’assedics et je dois choisir entre monter ma boîte ou retourner salariée. En fait le choix est bien entendu fait quelque part depuis 3 ans . Tester mon projet de cette façon m’a permis de me rassurer, de voir que je pouvais le faire, trouver des clients, bien en vivre…
Ok c’etait un peu long mais ça m’a permis d’être zen au moment de me lancer « pour de vrai »

Quand on a une idée de projet et qu’on commence à en parler à son entourage, tout le monde trouve ça génial. Facile de se voir parcourir un chemin sans embûches vers le succès de notre entreprise.

En réalité, près de la moitié des entreprises échouent parce que leur offre ne répond pas à un besoin du marché. Gardons les pieds sur terre, avant de dédier tout son temps à son projet, mieux vaut le tester pour éviter de tomber de 10 étages si ça ne prend pas.

Comment faire ?

J’ai récemment discuté de ce sujet avec mon amie Marie. Elle s’est reconvertie il y a peu dans le massage bien-être. Voici les étapes qu’elle à suivi :

1. Découvrir son Persona

Livementor nous en parle tout le temps, ce n’est pas pour rien. Marie a rapidement commencé à le travailler. Coup de chance, il ressemble beaucoup de plusieurs de ses amies !

2. Le questionner

Chanceuses que nous sommes, elle nous a offert un massage. Double coup de chance pour nous, elle est douée !
À l’issue de la séance elle nous a posé quelques questions pour :

  • Évaluer le niveau de sa prestation (bon point pour traiter le syndrome de l’imposteur)
  • Recueillir notre ressenti sur sa manière d’introduire la séance et de procéder
  • Comprendre nos attentes
  • Évaluer Notre satisfaction générale
  • Identifier Le prix maximum que nous sommes prêtes à payer pour cette prestation
  • La fréquence à laquelle nous nous en offrons
  • Les raisons qui nous y poussent
  • Nos centres d’intérêt
  • Notre manière de nous informer sur le bien-être

3. Affiner son persona

Ce premier panel d’amies lui a permis de récolter des informations précieuses et valider des hypothèses. Mais aussi identifier des pistes pour continuer à l’affiner :

  • où échanger avec son persona
  • ses centres d’intérêt et les sujets qui le préoccupent
  • les réseaux sociaux qu’il utilise

4. Continuer à tester

Cette première étape a permis à Marie de tester (avec succès) son projet. Elle a ainsi gagné en confiance et mieux compris qui est sa cible. Mais le test ne s’arrête pas là, elle continue mettre son projet à l’épreuve pour l’améliorer et en développer une version qui fonctionne.

Elle fait maintenant appel à son réseau pour trouver de nouvelles clientes, et amorce la conversation avec son persona là où il se trouve.

C’est en forgeant que l’on devient forgeron non ?

Le processus d’itération est essentiel. En testant, on comprend ce qui fonctionne et pourquoi mais aussi ce qui a besoin d’être améliorer. On en apprend davantage sur notre persona et on peut ainsi faire progressivement les ajustements nécessaires.